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 Entre deux villes (PV Maneediana)

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MessageSujet: Entre deux villes (PV Maneediana)   Mer 16 Avr 2014 - 17:48

Marcher. Les deux Drows marchaient depuis un long moment, dans le calme de la nuit. Pour eux, se déplacer au clair de lune était bien plus simple que de se déplacer au soleil. Les yeux de Ryld ne parvenaient toujours pas a bien s’adapter à la lumière du jour, contrairement à sa partenaire qui avait quelques années d’avance sur lui dans ce domaine. Ryld ne pouvait s’empêcher d’admirer les yeux magnifiques de Maneediana lorsqu’il le pouvait, et il devait admettre qu’il avait encore de la difficulté à soutenir son regard inquisiteur. Lorsqu’elle le fixait, le mâle avait l’impression qu’elle pouvait lire en lui comme un livre ouvert, et cette sensation était toujours perturbante. S’habituerait-il un jour ?

Ça, impossible de le savoir. Toujours est-il que les deux Drows marchaient de ville en ville depuis un petit moment. Les gaffes de Ryld n’avaient jamais été majeures jusqu’à présent, et sans s’être amélioré, la relation des deux elfes noirs ne s’était pas détériorée non plus. Le mâle faisait ce qu’il pouvait pour obéir au mieux aux commandes de sa compagne, lui procurer ce qu’elle désirait et ne pas la déranger en général. Jusqu’à présent, ça fonctionnait, mais il ignorait combien de temps durerait sa chance. Évidemment… ça ne pouvait pas durer indéfiniment.

Ils se trouvaient présentement en transit entre deux villes. Une journée de marche était suffisante à ce qu’ils se rendent à la prochaine métropole, et Ryld devait exécuter ses talents de voleur une fois de plus pour sa compagne. Il l’avait déjà fait quelques fois, et jusqu’à présent, il était parvenu à prouver la véracité de ses dires. Ryld était doué… et l’or l’attirait comme un papillon de nuit était attiré par la lumières. Mais le mâle désirait plus encore, il voulait voir le monde brûler sous ses pieds, alors qu’il se tiendrait sur un trône d’or aux côtés de Maneediana. Ah, voir les visages crispés par la douleur, par la peine et le mal, ah, comme ces pensées le revigorait. Bientôt, se disait-il… très bientôt. Lui et sa compagne allaient se faire connaître du monde et liguer les villes les unes contre les autres, et profiter du spectacle, couché sous leur tas d’or.

Le Drow plaça sa main devant Maneediana, paume ouverte, pour lui faire signe de s’arrêter. En tant que créature souterraine, les deux individus bénéficiaient d’une vision dans le noir très fort, un genre de vision infrarouge qui détectait la chaleur autant que les contours d’une bonne vieille maison. Ce que le Drow avait détecté, sans doute sa compagne l’avait trouvé aussi. Trois individus, recroquevillés quelques mètres plus loin dans les hautes herbes du côté du sentier. Il était difficile de distinguer leur position exact, mais Ryld pensait savoir qu’ils attendaient quelque chose… ou quelqu’un.

Sur ses gardes, il murmura, en langage Drow, à Maneediana.


-Maîtresse… à gauche et à droite, trois individus… je devine qu’ils n’ont rien à voir avec des paysans ou des gardes… probablement des voleurs, des bandits de grands chemins…

La nervosité commença à apparaître sur le visage de Ryld. Dans son jeune temps, une telle menace l’aurait laissé sans réaction. L’ancien voleur avait bien trop confiance en ses capacités pour avoir peur de trois idiots pensant s’attaquer à des paysans quelconque. Cependant, depuis qu’il avait quitté la cité souterraine, n’importe quoi pouvait le faire stresser, et une situation comme celle-là en était le parfait exemple. Une main sur la garde de son épée accrochée à sa ceinture, l’autre montant doucement jusqu’à la poignée de sa courte lame dans son dos, il fit un pas de plus dans la direction des bandits. Passer devant eux, invisible, était une option, mais il n’allait certainement pas abandonner Maneediana devant eux. Bien qu’elle pouvait se défendre fort bien, hors de question de passer pour un trouillard. D’une voix mi-hésitante, mi-forte, Ryld prit une décision sans consulter sa partenaire… Allait-il le regretter ?

-Sortez de vos cachettes… Nous savons où vous êtes.

Quelques frémissements de branches et de feuilles répondirent à la question de Ryld, jusqu’à ce que les trois bandits finissent par sortir de leur cachette. L’un deux portait une hache longue et effilée, semblable aux lourdes armes des bourreaux. Les deux autres portaient des épées bâtardes, mais Ryld distinguait des dagues qu’ils devaient porter à la ceinture s’ils lâchaient leur longue lame. Avec un sourire sadique, le plus grand des trois s’avança vers Ryld, s’arrêta à un peu plus d’un mètre de lui.

-Moins que rien… Donne ton or et déguerpis. J’en ai rien à faire des peaux noires ici, tout ce qui m’importe, c’est que tu laisses ta bourse… et que je m’amuse un peu avec ta femelle…

La haine qui s’afficha dans les yeux de Ryld devant ses paroles auraient foudroyé sur place quiconque avec un peu moins de volonté que son ennemi. D’un geste fluide, le mâle expédia une dague à la hauteur du visage à son adversaire qui, d’un mouvement rapide, bloqua l’arme avec le métal de sa hache. Ce n’était pas un bandit faible et apeuré, c’est un combattant entraîné. Un déserteur de l’armée peut-être ?

-N’insulte pas… Maneediana…
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MessageSujet: Re: Entre deux villes (PV Maneediana)   Mer 7 Mai 2014 - 9:34

Une journée de marche, c’est une journée de marche. Mettez-y autant de personne que vous voudrez, autant d’arrêts et de petits goutés, de petits soupirs retenus ou n’importe quelle température qui vous fait envie, et ce même en pleine nuit, ça reste une journée à rien faire de mieux que marcher. Et ça, ça l’ennuyait profondément. Aussi profondément que… Ah non c’est bon, on ne fera pas de comparaison avec cela, merci bien.  

Bref, ça l’ennuyait. Elle avait compté les secondes, les minutes, et s’était trop ennuyer pour compter les heures. Et elle n’avait pas assez de temps à tuer pour compter les pas non plus. Parfois, la drow essayait de ne penser à rien. Il lui semblait que ce serait plus commode de ne rien penser, et de juste être énerver qu’on la dérange dans ne rien penser du tout. Faut croire qu’un cerveau drow est trop évolué pour ne rien penser du tout. Il n'était pas si rare que Maneediana s'ennuyait autant en marchant, mais depuis que le drow l'accompagnait, c'était la première fois que ça lui prenait autant. Aucune péripétie, rien à voler, aucune rencontre, une marche bien paisible et bien emmerdante.

Heureusement mes bons amis, un peu de joie dans cette journée –ou plutôt cette nuit- de rien de plus que de la marche. Son nouveau compagnon l’arrêta doucement, pointant du doigt ce qui semblait être trois hommes, parlant dans cette langue qui indiquait qu'il ne voulait pas être entendu ou compris. Du bout des doigts, la drow effleura doucement son arc, prêt à décocher quelques flèches qui aurait régler ce petit entre temps en quelques secondes. Oh, habituellement elle lui laissait faire le sale boulot, mais elle s’ennuyait vraiment… Et puis, elle savait être silencieuse et s'amuser à viser entre les yeux. C'est mieux que rien, non?

«Sortez de vos cachettes… Nous savons où vous êtes.»

Ah, bon. Changement de plan, on regarde et on s’amuse, c'est comme un théatre maison avec des mauvais acteurs et des mauvaises répliques, et peut-être même aussi des mauvaises scènes de combat. C’était une idée presque meilleure, en fait, alors elle se placa un peu en retrait, soutenant sa flemme légendaire sur ses hanches, regardant le spectacle avec une pointe d’amusement dans les yeux. Trois hommes, une haches, environ trois poignards et deux épées. Pas si mal, mais cela ne les sauveras pas. Ils faisaient tous cette erreur de croire que l'homme avait le plus gros paquet... d'argent... et qu'il était aussi le plus dangereux des deux. Bon, ça finissait tous par les perdre, mais c'était amusant à voir. Quelle naïveté.

«Moins que rien… Donne ton or et déguerpis. J’en ai rien à faire des peaux noires ici, tout ce qui m’importe, c’est que tu laisses ta bourse… et que je m’amuse un peu avec ta femelle…»

Le pire, c’est que le mot femelle lui fit à moitié moins réagir que le ta qui venait juste devant, rendant la phrase quatre fois plus insultante pour la drow. Ces imbéciles, tous à croire la supériorité des hommes et leur possession sur le sexe féminin. Système bien idiot, on se l’avoue tous, mais croire qu’une drow vas se rabaisser à une telle bassesse c’est signer son arrêt de mort. Oh, Ryld pouvait bien s’amuser avec les deux autres, elle n’en avait rien à faire. Celui-là, elle se le gardait tout spécialement. Elle mettrait sa tête sur un pique, l’exposerait bien en vue s’il le fallait. Un voleur, personne ne rechercherait les coupables. On trouverait sa tête avec un grand sourire de ne plus avoir à craindre d’emprunter cette route.

« Oh, mais ne t’en fais pas mon cœur, la femelle rêve d’envie de s’amuser avec toi. J’espère qu’on aime les même jeux, ce serait dommage que notre amusement ne soit pas partager. »

En un mouvement, elle sortit fluidement son arc et une flèche, la logeant directement dans la cuisse droite de l’homme à la hache. C’était un sacré jeu de confiance qu’elle n’avait pas eue envie d’essayer tout de suite avec le drow; c’est clair qu’une femme avec un arc, les deux autres allaient charger, en se disant que Ryld ne pourrait pas s’occuper des deux. Sans doute qu’il ne pouvait pas, d’ailleurs. En pire des situations, elle lâcherait son arc pour dégainer, mais elle préférait se dire qu’elle pouvait jouer un peu. Il était certain que Ryld ne serait pas assez fou pour les laisser passer tout de suite. L'autre, avec une flèche dans la cuisse, elle doutait fortement qu'il charge. Il avait même l'air un tantinet surpris, ayant délogé son attention d'elle une fraction de seconde de trop. Cependant, il avait bien préparer son arme, semblant vouloir parer les prochains projectiles. Vraiment, parer des flèches? Il était drôle celui-là.

« On peut jouer à «combien de flèche avant que tu n'en crève» ou encore «quel est le cri le plus fort que tu peux pousser». Je me sens généreuse, je te laisse même décider. On pourrait pousser cette gentillesse à te demander de demander à tes chiens de pas frapper le 'peau noire' au visage, ce serait embêtant à regarder après qu'on en ait finit avec vos dépouilles... »
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MessageSujet: Re: Entre deux villes (PV Maneediana)   Mer 7 Mai 2014 - 21:19

« Oh, mais ne t’en fais pas mon cœur, la femelle rêve d’envie de s’amuser avec toi. J’espère qu’on aime les même jeux, ce serait dommage que notre amusement ne soit pas partager. »

Hum… le doux son des menaces prononcées par la voix à la fois douce et forte de Maneediana… c’était un bruit envoutant, qui lui embrumait l’esprit tout autant qu’un énorme pichet d’eau-de-vie. Bien que débarrassée d’une de ses dagues, Ryld avait encore beaucoup d’options, mais sa compagne venait de donner le rythme des choses. Les hostilités étaient lancés, la flèche de Manee marquant sa première cible. Les deux autres, restés un pas en retrait, figèrent l’espace d’un instant, ne sachant pas trop comment réagir, mais la femelle semblait avoir bien prévu leur mouvement : ils se jetèrent aussitôt vers elle.

-Pas si vite…

Même si son corps n’était plus aussi agile qu’avant, Ryld restait un combattant émérite, reconnu pour sa finisse et son agilité. En termes de force, le troll et ses deux acolytes le battaient sans doute, mais ils n’avaient aucune chance contre la dextérité d’un Drow. Pourtant, ses gestes, supposés être fluides et précis, devenaient un peu plus carrés et saccadés avec la nervosité qui l’habitait depuis qu’il avait quitté les souterrains. Cela n’empêcha pas Ryld, alors que le bandit blessé s’avançait vers Maneediana, de se mettre au travers du chemin des deux autres, ses deux lames dégainées. Ses adversaires n’étaient pas nés de la dernière pluie, et ils avaient parés les coups du Drow, mais au moins leur charge avait été « tué dans l’œuf ».

« On peut jouer à «combien de flèche avant que tu n'en crève» ou encore «quel est le cri le plus fort que tu peux pousser». Je me sens généreuse, je te laisse même décider. On pourrait pousser cette gentillesse à te demander de demander à tes chiens de pas frapper le 'peau noire' au visage, ce serait embêtant à regarder après qu'on en ait finit avec vos dépouilles... »

-Le peau noir, c’est moi ça ?

Question légitime, qui en plus d’annuler l’effet menaçant des paroles de Maneediana, provoqua aussitôt le rire des deux sbires du bandit à la hache. Le regard expressif de Ryld se posa sur eux, qui reprirent aussitôt leur sérieux. Ce que l’on disait des elfes noirs était vrai après tout, ils étaient pour la plupart des as du combat, et le mâle faisait autrefois parti de l’élite. Il fallait simplement espérer pour lui que sa malchance ne frappe pas à nouveau.

Les lames de ses adversaires étaient assez grande pour être maniés à deux mains, et dès que Ryld s’avança afin de frapper, il dut constater qu’ils savaient tous les deux se servir de leur arme. Sans être aussi gracieux que l’elfe noir, ils compensaient largement leur manque de finesse par de la force brute, ainsi qu’une bonne collaboration. Chaque attaque leur faisait faire un pas vers l’avant, visant à entourer l’elfe noir. Celui-ci devait multiplier les blocages et les parades pour les tenir sur place, mais il se rapprochait de plus en plus du côté de la route. Au moins, pendant ce temps-là, il laissait tout son temps à Manee.

Dans sa main directrice, le Drow tenait à distance son ennemi grâce à une lame courte, tandis qu’il faisait ce qu’il pouvait pour éviter les assauts de l’autre avec sa dague. Ses armes à très faible portée ne l’aidait en rien dans ce combat à deux contre un, mais il s’en sortait, et donnait tout le temps nécessaire à Maneediana de s’amuser avec sa victime, du moins jusqu’à ce qu’il fasse un faux pas sur un vulgaire caillou et qu’il tombe sur le dos, la cheville tordue. Ses ennemies n’attendaient plus que cela, les coups lui arrivèrent aussitôt dessus, et pour les éviter, le Drow dut rouler sur lui-même pendant un court moment avant qu’il ne lance sa dague au premier, le touchant à l’épaule. Cela lui donna le répit dont il avait besoin pour faire une roulade arrière et se redresser, mais mettre du poids sur sa cheville était douloureux. Il devait se ménager et éviter ces péripéties autant que possible.


-Maîtresse ? Avez-vous besoin de plus de temps ? Dois-je achever ces deux idiots ou vous préférez les tuer vous-mêmes ?

Après tout, même en combat, la politesse envers les femmes était de mise.

HJ : Je te laisse décrire tes actions avec l’autre abruti !
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